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Communiqué Officiel N°166

Ville de Buenos Aires, le 28 septembre 2026.-

 

Le Bureau du Président informe que, face aux agissements illégitimes du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord dans les Îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud ainsi que dans les espaces maritimes environnants, le Président de la Nation a demandé au Ministère des Affaires Étrangères et les équipes juridiques du gouvernement d'engager la procédure d'arbitrage prévue à l'Annexe VII de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, afin d'empêcher l'exploitation illégitime des ressources hydrocarburifères dans le bassin Malvinas Nord, à travers le projet nommé « Sea Lion », ainsi que l'adoption de toute autre mesure susceptible d'aggraver la situation, notamment l'attribution de nouveaux permis d'exploitation des ressources naturelles existantes sur le Plateau Continental Argentin.

 

L'Assemblée générale des Nations Unies, par la Résolution 2065 (XX), a reconnu l'existence d'un différend de souveraineté entre la République Argentine et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord concernant les Îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud ainsi que les espaces maritimes environnants, et a invité les deux gouvernements à trouver une solution paisible à la controverse au moyen de négociations.

 

À son tour, la Résolution 31/49 de l'Assemblée générale des Nations Unies a expressément invité les deux pays à s'abstenir de prendre des décisions impliquant des modifications unilatérales de la situation tant que se poursuit le processus recommandé par l'Assemblée générale.

 

L'exploitation unilatérale des ressources naturelles des Îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud ainsi que des espaces maritimes environnants est contraire au droit international et cause un préjudice irréversible et irréparable aux droits de souveraineté de la République Argentine.

 

Dans ce cadre, la République Argentine a mis en demeure formellement le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord pour que, dans un délai de deux semaines, il prenne les mesures nécessaires afin d'empêcher le début ou la poursuite des activités destinées à l'exploitation des ressources hydrocarburifères sur le Plateau Continental Argentin. Si le Royaume-Uni ne se conforme pas à cette exigence dans le délai imparti, la République Argentine sollicitera auprès du Tribunal international du droit de la mer les mesures conservatoires nécessaires pour préserver les droits souverains sur son Plateau Continental.

 

Par ailleurs, la République Argentine exprime son rejet catégorique face à la réponse du Royaume-Uni à la déclaration prononcée par le Président de la Nation, Javier G. Milei, devant l'Assemblée générale des Nations Unies. La prétendue désignation des Îles Malvinas en tant que « Territoire britannique d'outre-mer » et le référendum unilatéral tenu en 2013 et non reconnu à l'échelle internationale n'altèrent en rien l'existence ni l'objet de la controverse de souveraineté reconnue par les Nations Unies.

 

Enfin, il est informé que, par suite de la détection d'opérations effectuées par l'entreprise THALES UK LIMITED sur la liaison aérienne Îles Malvinas - Punta Arenas, au moyen d'un aéronef immatriculé au Royaume-Uni et sans l'autorisation des autorités argentines, le Président de la Nation a ordonné aux équipes gouvernementales de lancer d'urgence les procédures sanctionnatrices et les plaintes pénales correspondantes, ainsi que les démarches diplomatiques pertinentes.

 

La République Argentine ne restera pas les bras croisés et continuera de défendre ses droits souverains avec fermeté, en utilisant l'ensemble des outils diplomatiques, administratifs et juridiques que lui reconnaissent le droit national et international.

 

Les Malvinas sont argentines.

 

Communiqué Officiel N°166