Sous le thème "La Mémoire et l’Oubli", ses effets sur la littérature et la langue", trois écrivains latino-américains de grande trajectoire convergeront dans une rencontre virtuelle organisée par les Ambassades d’Argentine, le Chili et la Colombie auprès du Royaume du Maroc et l’Institut Cervantes de Rabat, dans le cadre de la Vº Semaine de la langue espagnole, qui rassemble les représentations diplomatiques des pays hispanophones. L’événement aura lieu mercredi 21 avril 2021, à 16 heures, et pourra être suivi en direct via le compte de l’Institut Cervantes de Rabat (https://www.facebook.com/InstitutCervantesRabat) sur Facebook, sans inscription préalable.
De la finitude des hommes, une tension infranchissable existe entre La Mémoire et l’Oubli. La mémoire, source constitutive de notre identité, résiste à l’oubli. L’oubli constitue cependant un mouvement permanent, une force irrépressible. Plongés dans le domaine littéraire, il est possible d’affirmer que nous sommes ce que les écrivains, poètes et ménestrels ont raconté. En se souvenant, ils rendent présent a un passé censuré, délibéré ou inconscient. De cette manière, la littérature, la langue et l’écrivain jouent-ils un rôle primordial -en le recherchant ou non- qui permet de relier les lecteurs à leurs propres origines.
Autour de ces idées, entre autres, elles seront abordées pour la première fois au Maroc par trois grands représentants de la littérature colombienne, chilienne et argentine (voir biographies abrégées ci-dessous). L’activité sera modérée par la journaliste marocaine Houria Boutayeb.
À PROPOS DES ÉCRIVAINS
Martin Kohan est né à Buenos Aires en janvier 1967. Il a publié des livres d’essais, des contes et des romans.
Sur le dernier de ses romans, Confession, la critique a dit que Kohan offre une prose "hypnotique", qui possède un don pour filer des dialogues "absolument naturels", qui écrit avec "élégant légèreté et une grande attention au rythme". Il commence ainsi à être un nom obligatoire dans la littérature argentine.
En 2007, il a remporté le Prix Herralde du roman avec son livre Sciences morales réalisé au cinéma en 2010 par Diego Lerman, sous le nom "le regard invisible".
Il enseigne la théorie littéraire à l'Université de Buenos Aires. Son dernier essai publié s'intitule La Vanguadia permanante.
Patricia Cerda est née à Concepción, au Chili, en 1961, et réside depuis 1986 en Allemagne (actuellement à Berlin). En 1994, elle a obtenu un doctorat en histoire à l’Université Libre de Berlin.
Auteur du volume de contes Entre mundos (Cuarto propio) et des romans Mestiza (Ediciones B), Rugendas (Ediciones B), Violeta & Nicanor (Editorial Planeta), Luz en Berlin (Editorial Planeta) et Bajo la Cruz del Sur (Editorial Planeta). Ses romans, acclamés par la critique, ont plusieurs éditions. Prochainement, ils seront publiés en Espagne et en Chine.
Juan Gabriel Vásquez est né à Bogotá, Colombie, en 1973. Il a étudié le droit à l'Université du Rosario et, après avoir obtenu son diplôme, il est parti en France, où il s'est installé à Paris et a obtenu un doctorat en littérature latino-américaine à la Sorbonne. Puis il a déménagé dans un petit village de la région des Ardennes en Belgique. Après avoir vécu un an là-bas, Vásquez s'est installé à Barcelone, où il a vécu jusqu'en 2012. Il vit actuellement à Bogotá.
Il est l’auteur de la collection de récits "Los amantes de Todos los Santos" et des romans "Los informantes" (choisie par la revue Semana comme l’une des plus importantes publiées en Colombie depuis 1982), "Historia secreta de Costaguana" (Prix Qwerty à Barcelone et Prix Fondation Livres & Lettres à Bogota), "Le bruit des choses en tombant" (Prix Alfaguara 2011, English Pen Award 2012 et finaliste des prix Femina Étranger et Médicis), “las Reputaciones”, “Canciones para el Incendio”, “La forma de las Ruinas” y su más reciente “Volver La Vista Atrás”.
Vasquez a également publié une compilation d’essais littéraires, “El arte de la distorsión”, et une brève biographie de Joseph Conrad, "El Hombre de ninguna parte".
Il a traduit des œuvres de John Hersey, John Dos Passos, Victor Hugo et E.M. Forster, entre autres, et est chroniqueur pour le journal colombien El Espectador.
Ses livres ont reçu diverses reconnaissances internationales et ont été publiés en 16 langues et trente pays avec un succès critique et public extraordinaire. Il a remporté deux fois le Prix national de journalisme Simón Bolívar.
En 2012, il a remporté le Prix Roger Caillois à Paris pour l’ensemble de son travail, précédemment décerné à des écrivains tels que Mario Vargas Llosa, Carlos Fuentes, Ricardo Piglia et Roberto Bolaño.
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